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Temps ordinaire
En ces jours-là,
le prophète Élie dit au roi Acab :
« Monte, tu peux maintenant manger et boire,
car j’entends le grondement de la pluie. »
Acab monta pour aller manger et boire.
Élie, de son côté, monta sur le sommet du Carmel,
il se courba vers la terre
et mit son visage entre ses genoux.
Il dit à son serviteur :
« Monte, et regarde du côté de la mer. »
Le serviteur monta, regarda et dit :
« Il n’y a rien. »
Sept fois de suite, Élie lui dit :
« Retourne. »
La septième fois, le serviteur annonça :
« Voilà un nuage qui monte de la mer,
gros comme le poing. »
Alors Élie dit au serviteur :
« Va dire au roi Acab :
“Attelle ton char et descends de la montagne,
avant d’être arrêté par la pluie.” »
Peu à peu, le ciel s’obscurcit de nuages, poussés par le vent,
et il tomba une grosse pluie.
Acab monta sur son char
et partit pour la ville de Yizréel.
La main du Seigneur s’empara du prophète ;
Élie retroussa son vêtement et courut en avant d’Acab
jusqu’à l’entrée de la ville de Yizréel.
– Parole du Seigneur.
Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
tu prépares les moissons.
Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.
Tu couronnes une année de bienfaits ;
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Lectionary for Mass for Use in the Dioceses of the United States, second typical edition, Copyright © 2001, 1998, 1997, 1986, 1970 Confraternity of Christian Doctrine; Psalm refrain © 1968, 1981, 1997, International Committee on English in the Liturgy, Inc. All rights reserved. Neither this work nor any part of it may be reproduced, distributed, performed or displayed in any medium, including electronic or digital, without permission in writing from the copyright owner. Via USCCB
Aujourd'hui, nous avons un contraste fascinant entre la personnalité de saint Barnabé et les avertissements de Jésus dans l'Évangile. Barnabé, dont le nom signifie « fils d'encouragement », arrive à Antioche et aussitôt « se réjouit et les encouragea tous ». C'est un homme qui bâtit des ponts, allant même jusqu'à chercher Saul (Paul) pour l'intégrer au ministère. Jésus, à l'inverse, nous met en garde contre les barrières qui détruisent la communauté : la colère, les injures et les rancunes. Le message central est clair : nous ne pouvons pas être des évangélisateurs efficaces ni offrir une véritable adoration si nos cœurs sont encombrés de mépris pour les autres. Tu es appelé à être un bâtisseur de ponts, pas un gardien de barrière.
Regardons cela à travers une étude de caractère de Barnabé. Remarque ce qu'il fait dans Actes 11 : il va à Tarse pour trouver Saul. Barnabé était déjà un leader, mais il a réalisé que la mission était plus grande que son propre ego. Il a vu le potentiel en Saul – un homme que beaucoup craignaient – et l'a amené pour enseigner. Dans nos milieux de travail modernes ou nos ministères paroissiaux, il est si tentant de protéger notre « territoire » ou de se sentir menacé par le talent de quelqu'un d'autre. Barnabé te met au défi de te demander : Ai-je la sécurité en Christ pour inviter les autres à briller, même s'ils pourraient éventuellement me surpasser ?
* Le texte « Barnabé » : Parcours tes contacts téléphoniques et trouve une personne qui sert Dieu ou sa famille fidèlement mais qui reçoit rarement du crédit. Envoie-lui un message texte précis aujourd'hui en lui disant exactement ce que tu admires chez elle.
* La vérification de l'autel : Avant d'aller à la Messe ou de commencer ta prière du soir, fais une pause de 60 secondes. Y a-t-il un visage précis qui te vient à l'esprit et qui te rend tendu ou en colère ? Prie pour le bonheur de cette personne spécifique avant d'offrir tes propres prières à Dieu.
Qui a été un « Barnabé » dans ta vie, voyant en toi un potentiel que tu ne voyais pas toi-même ?
Jésus mentionne le danger d'appeler quelqu'un « Raqa » (tête vide) ou « fou ». Dans quels domaines de ta vie (peut-être en ligne ou dans la circulation) le mépris pour les autres se manifeste-t-il le plus facilement ?
Y a-t-il un « don » que tu essaies d'offrir à Dieu (service, prière, jeûne) qui est entravé par un conflit non résolu que tu as évité ?
Si tu devais « aller à Tarse chercher Saul », qui est la personne dans ta communauté que tout le monde ignore ou évite, mais que Dieu pourrait t'appeler à accueillir ?
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